S’aider soi-même pour réussir : transformer ses croyances limitantes en croyances aidantes

Nous aimons penser que tous nos actes quotidiens, nos avis, nos choix sont réalisés de façon totalement libres, « en

toute conscience ». Pour autant, ces caractéristiques qui font de nous qui nous sommes sont étroitement liées à nos

croyances. Il arrive que nous nous laissions guider par ces pensées qui agissent comme des freins, des renforcements

négatifs dans l’action : « Je n’y arriverai jamais ; Je n’ai pas de chance ; Je suis trop timide pour…. ;  Je ne suis pas une

assez bonne commerciale pour… ; Les maths, le sport, les examens, le management, la communication, etc. ce n’est

pas mon truc… ». ou bien parfois par d’autres plus positives et mobilisatrices, comme par exemple « Le temps permet

d’arranger les choses ; Il n’y a pas d’échec, il y a des expériences ; J’ai déjà traversé des moments difficiles et j’ai réussi

à en sortir ; Je ne vois pas pourquoi ça serait différent cette fois-ci… »

Qu’est-ce qu’une croyance ?

Une croyance est une affirmation personnelle que nous pensons vraie. Elle porte sur la perception que nous avons de

nous-même, des autres et du monde en général. Elles s’expriment dans 3 domaines :

– Espoir : « ce n’est pas possible… »  / « c’est possible, je vais y arriver »

– Capacité : « je ne suis pas capable ou pas assez bon, fort, intelligent… » / « je peux le faire, j’ai les

compétences ou je vais les acquérir »

– Mérite : « je ne suis pas digne de, je ne mérite pas de… » / « je mérite de réussir, je suis légitime à tenir ce

poste »

Notre système de croyances est la base de notre vision du monde : il façonne nos pensées, nos décisions, nos

sentiments et nos actions. Une croyance n’est ni bonne ni mauvaise. En revanche, elle peut être aidante ou limitante

selon les situations.

A quoi ça sert ?

Développer des croyances est essentiel, car elles nous permettent de tirer des leçons de nos expériences et de réagir

plus vite au monde qui nous entoure. Tous les jours, nous généralisons nos expériences pour concevoir des croyances,

destinées à nous permettre de comprendre et de réagir rapidement à notre environnement, sans avoir à passer par

un raisonnement approfondi et consommateur de temps à chaque fois. Nos croyances jouent donc un rôle essentiel

dans nos stratégies d’adaptation individuelles et dans nos comportements. Dès lors qu’une croyance existe, même

limitante, c’est qu’elle a un bénéfice qu’il est utile d’identifier avant de décider d’aller la modifier… ou de la conserver

intacte, pour le moment !

Comment ça marche ?

Un système de croyances ne se construit pas sur les bases de la logique, mais sur celle de l’expérience. La majorité de

nos croyances est issue des discours sur nous-mêmes et sur le monde en provenance de personnes importantes pour

nous, le reste provenant d’expériences que nous avons vécues et qui nous ont marquées et/ou auxquelles nous avons

donné une signification particulière. Comme l’illustre le proverbe « chat échaudé craint l’eau froide », un chat plongé

dans l’eau brûlante trouvera cette expérience fort désagréable, et par un phénomène d’apprentissage, il en déduira

que l’eau est dangereuse. Il évitera alors de s’approcher de l’eau, quelle que soit sa température.

Les croyances ont une fâcheuse tendance à s’auto-valider et ainsi se renforcer. L’adoption ou le changement d’une

croyance peut se faire en réaction à une seule expérience si celle-ci a un impact suffisamment fort (positif ou négatif)

ou par des expériences répétitives produisant un effet cumulatif (positif ou négatif) ou encore par une combinaison de

ces deux moyens.

Un exemple

Vous avez toujours bien réussi vos présentations en public, jusqu’au jour où l’une d’elles se passe mal. Vous vous dites

« OK, ça peut arriver, ce n’est pas grave ». Pourtant, la fois d’après, le résultat est le même et vous devez faire face à

toute une série d’échecs. Une nouvelle croyance commence à s’installer et à se renforcer : « je n’assure pas lors de mes

présentations ». La répétition d’un stimulus perçu comme négatif aura de plus en plus tendance à renforcer une

croyance naissante. La croyance limitante vient également occulter à la conscience les situations où elle n’agit pas.

Ainsi, face à une croyance limitante, il peut y avoir 80% qui prouvent le contraire, vous porterez votre attention sur les

20% qui viennent la confirmer.

Transformer ses croyances : dans quel but ?

Les croyances peuvent avoir une influence déterminante : Elles peuvent nous freiner, faire obstacle au fait de réussir

pleinement ou au contraire nous mettre en confiance et nous être utile et facilitatrice dans l’action. Adopter des

croyances aidantes, c’est donc se donner les moyens de mobiliser nos ressources, avec plus d’aisance et d’efficacité.

C’est une démarche particulièrement utile pour se mettre en confiance, mobiliser ses talents, son énergie et ses

forces. Etre convaincu que « je vais réussir », « que j’ai toute les ressources ou les capacités de les acquérir pour

parvenir à mon but », « qu’il n’y a pas d’échec, il n’y a que des expériences » contribue à mobiliser au quotidien ses

pensées, ses émotions, ses actions dans cette direction. Entretenir et prendre soin de ses croyances aidantes agit

positivement sur la confiance en soi, l’estime de soi et la motivation.

Prendre conscience de ses filtres et les identifier

Les croyances sont des filtres, comme des lunettes que l’on porterait sans toujours s’en rendre compte et avec

lesquelles nous percevons le monde qui nous entoure. Le jour où nous comprenons que d’une part, nous portons tous

des lunettes et d’autre part, nos lunettes sont grises, roses, sombres, lumineuses, multicolores… alors le processus de

changement est enclenché. C’est le bénéfice de la prise de conscience, premier pas dans la transformation de son

propre regard sur les choses, pour activer les leviers de la réussite. Et vous, avec quelles paires de lunettes voyez-vous

le monde qui vous entoure ? Quelles sont vos croyances limitantes et aidantes ?

Changer son regard sur la situation… plutôt que de changer la situation

Une fois cette prise de conscience effectuée, nous vous invitons à passer à l’action et à choisir une croyance limitante

que vous souhaiteriez transformer une croyance aidante. Point de baguette magique à ce stade, mais une

méthodologie orientée solutions en cinq étapes :

1. Identifiez vos croyances limitantes

Pour se faire, complétez les phrases suivantes : « Je n’arriverai pas à…

parce que… ; Si je réussis à…, j’ai peur de… ; Je ne suis pas capable de… parce que… ; Je ne mérite pas d’être…

parce que… ; Je ne veux pas devenir… car… ; Ce n’est pas bien de vouloir être… car… »

2. Ramollissez-les, en changeant de « lunettes » si besoin

Il s’agit d’explorer les enjeux et d’ouvrir le champ

des possibles. Challenger les généralisations : « Toujours ? Jamais ? Personne ? Tout le monde ? Vraiment ? ».

Objectiver le coût de la croyance : « Que m’en a-t-il coûté d’agir ainsi ? Si je maintiens cette croyance, que

risque-t-il se passer ? » Associer suffisamment de désagrément à la croyance limitante pour vouloir en

changer et suffisamment de plaisir à la croyance aidante à adopter, pour créer la motivation nécessaire à

vouloir changer.

3. Clarifiez le processus : Situation/Interprétation/Réaction

Décrivez en quelques mots la situation actuelle,

notez la réaction mise en œuvre, et entre les deux l’interprétation qui vous amène de l’une à l’autre : « Sur

quoi je me base pour agir ainsi ? Quelles sont les histoires que je me raconte ? »

4. Modifiez l’interprétation de la croyance

Il s’agit de changer de filtre. Ecrivez la réaction souhaitée, puis les

interprétations possibles : « Qu’est-ce que je ferai mieux de me raconter ? Quelles seraient les autres

interprétations plausibles que je pourrais faire ? »

5. Faites vivre la croyance aidante

Listez les situations dans lesquelles ces nouvelles interprétations seront une

ressource et mettez en pratique !

Construire et développer des croyances aidantes, c’est tirer parti de ses expériences, s’appuyer sur les relations qui

font grandir et associer suffisamment de plaisir à la croyance aidante à adopter pour créer la motivation nécessaire au

changement. Alors, osez réussir !

 

Gaëlle coach professionnel MySuccess.fr Article de Gaëlle, coach professionnel en ligne sur MySuccess.fr
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Peur de réussir: s'aider soi-même

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