Dans un monde où l’information va de plus en plus vite, où l’on attend de plus en plus des salariés et des employés, dans un monde où la smartphone est devenu une sorte d’extension de notre personnes, nous avons toujours l’impression d’être constamment connecté.

L’apparition du FOMO

Dans la sphère professionnelle, cette connexion va de plus en plus loin et il n’est plus rare maintenant de se voir notifier par mail ou par un coup de fil durant le week-end d’un dossier à terminer, d’une présentation à faire pour « lundi 8 heures au plus tard ».

Chez d’autres, l’incidence est pire, ils ont peur de manquer quelque chose, un rendez-vous important, une information essentielle.

C’est ce que l’on appelle en anglais le FOMO (« Fear Of Missing Out »), la peur de manquer quelque chose.

Mais aujourd’hui, les entreprises prennent pleinement conscience de ce phénomène et certaines n’hésitent plus à proposer un droit à la déconnexion numérique des salariés.

Imaginez une journée sans aucun email, sans SMS, sans même un téléphone qui ne sonne ?

Serait-ce l’enfer ou le paradis pour les salariés ?

En France, il semblerait que cette réflexion autour du droit à la déconnexion numérique entre bientôt en vigueur puisque l’article 25 de l’avant-projet de la loi sur le travail El Khomri prévoit d’inscrire ce droit au Code du Travail.

Des exemples à travers le monde

Plusieurs entreprises ont déjà franchi el pas et proposent à leurs salariés un temps réel totalement déconnecté du Web.

En Allemagne, le groupe Volkswagen a signé un accord en  2012 qui empêche les serveurs de l’entreprise de diriger des emails vers les téléphones des employés entre 18h15 et 7heures du matin.

BMW, quant à lui, a choisi de considérer qu’une heure passée sur son week-end à répondre à des emails professionnels compte maintenant pour une heure supplémentaire.

Chez Price Minister, il existe une matinée mensuelle sans aucun email professionnel, ni en externe ni en interne.

Quels sont les résultats d’une déconnexion numérique ?

  • Les employés sont connectés via des messageries de type Skype ou Viber mais reçoivent beaucoup moins de notifications et d’alertes que par mail, ce qui est moins stressant.
  • Une impression de bouffée d’oxygène propice à aller à l’essentiel : les personnes s’envoient moins d’emails (qui trouvent trop intrusifs au même titre que le coup de téléphone) mais se déplacent et se parlent face à face.
  • Une réflexion autour de la place du smartphone au sein de l’entreprise et de la communication via ce type d’outils.
  • Une sensation d’être moins harcelé.

Tour d’horizon des solutions pour la déconnexion des salariés

  • Blocage des serveurs le soir et/ou le week-end
  • Instauration d’un moment « off » : demi-journée par mois par exemple, etc.
  • Mise en vacances boites mails quand les salariés sont en congé.
  • Travail à la maison enfin reconnu
  • L’envoi des emails différé pour une meilleure gestion.
  • La suppression de la fonction « répondre à tous » dans le serveur Gmail.
  • Inscription de messages visant à déculpabiliser comme « mon mail n’appelle pas de réponse immédiate. »

 

A voir aussi, notre article sur comment appréhender et résoudre les conflits.

About The Author Alain Manoukian

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